Si Bretagne m’était contée

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Spectacle de contes pour toute la famille à partir de 6 ans

Création originale 2004

Texte et mise en scène David LE GALL

avec

David LE GALL, conteur crêpier
Clément PETIT, violoncelle et chants
Georges LE THOMAS, conteur, tinwhistle et chants


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Synopsis

Ma grand-mère Chanig ressemblait à la « groac’h », vous savez la sorcière en Bretagne. Elle vivait seule dans sa petite maison, passait son temps dans sa cheminée à faire des crêpes pour Dieu sait qui !!! Et puis un jour alors que je n’étais encore qu’un enfant, je me suis retrouvé bien malgré moi chez elle pour y passer la nuit. Là, elle se mit à me raconter des histoires, mais surtout elle me livra son secret ou plutôt ses secrets…

De gwerz* en chants de marins, de légendes en contes merveilleux, de musiques en silences, replongez avec bonheur dans les veillées d’autrefois au coin du feu en Bretagne. Vous réjouirez vos oreilles mais également vos papilles en dégustant avec gourmandise de savoureuses crêpes que notre conteur crêpier confectionnera devant vous. Soirée inoubliable garantie !!!

*Gwerz : complainte narrative, longue et épique


Intention de mise en scène

Ce spectacle, créé en 2004, s’adresse à un très large public à partir de 6 ans. Il a été conçu comme les veillées d’autrefois en Bretagne. Il regroupe différentes histoires rassemblées dans un conte plus contemporain.

L’une de ses particularités tient dans le fait que notre conteur-crêpier confectionne des crêpes qu’il distribue tout au long de la soirée. Il en résulte un climat particulier entre son public et lui où toutes les barrières disparaissent pour laisser la place à un rapport direct. Cela facilite grandement le passage des histoires. Bien sûr ce geste est intégré dans la trame principale de l’histoire pour éviter qu’il ne soit qu’anecdotique.

David Le Gall nous entraîne à travers un panel d’histoires, de la randonnée à la menterie en passant par des contes plus traditionnels – mais toujours originaux – et des légendes, dans son univers plein d’humour, de fantaisie et de fraîcheur. Il est accompagné par le violoncelle de Laurence Sévenier, premier prix de l’ENM de Fresnes, et les chants et la flûte irlandaise (tinwhistle) de Georges Le Thomas. Les sonorités du violoncelle s’accordent à merveille avec le timbre de la voix. Le violoncelle nous fait glisser insensiblement dans le monde de l’imaginaire au travers des thèmes tirés de la musique traditionnelle bretonne. Georges Le Thomas, conteur depuis toujours, apporte quant à lui, par les gwerz et la flûte irlandaise, une authenticité et un rapport direct avec la terre. Il nous fait entendre la beauté de cette langue bretonne et cette qualité à nous faire voyager.


Extraits du spectacle


 

“Alors très vite, j’allais me réfugier dans un coin sombre. Mais il faut dire que des coins sombres il n’y avait que cela dans cette maison. Elle ne possédait ni électricité, ni eau, à par l’eau qui tombait du toit lorsqu’il pleuvait. Le mobilier se résumait à un lit-clos, vous savez ces lits armoires. Ma grand-mère Chanig devait être la dernière personne dans tout Plougastel-Daoulas à dormir encore dans un lit clos.”


“Il y avait également une table avec un long banc de chaque côté, un vaisselier et surtout une immense cheminée. Attention ce n’est pas une cheminée comme on fait maintenant, toute petite, non ! Dans cette cheminée, on pouvait y cuire un cochon entier et du haut de mes six ans je me disais : on doit pouvoir y cuire un petit garçon.”


“Ma grand-mère était là, habillée tout de noir, avec juste une petite coiffe blanche dans laquelle elle rassemblait ses cheveux gras et gris ; elle avait le visage tout ridé comme une vieille pomme, un nez crochu avec à son extrémité une grosse verrue couverte de poils. Elle était assise dans la cheminée sur un banc-tossel, un petit banc en bois. Elle avait placé devant elle sur un trépied, sa plaque de fonte, rassemblée dessous un nid de braises. Elle touillait avec sa louche dans un grand saladier en grès, puis elle déposait délicatement la pâte sur sa billig qu’elle étalait avec son rozel. Avec son spanell elle décollait la… la crêpe oui, pour la retourner…”